1-54 Forum Marrakech 2020, Disguised as a Dancefloor by Joe Namy. ©Michael Huard /say-who

Crafting wor[l]ds: for a vernacular economy of art

Le 1-54 Forum accompagnera l’édition parisienne unique de la Foire d’art africain contemporain de 1-54. Organisé par LE 18, le 1-54 Forum se déroule en ligne les soirs de la foire, puis tout au long du mois de février. Il a pour titre :Crafting wor[l]ds: for a vernacular economy of art. Le programme se composera de différents formats, tous accessibles en ligne en anglais et en français

Le communiqué curatorial ici

Lisez les événements précédents ici

Abdellah Hassak, Untitled, A Symphony of Cities, 2018. Courtesy of the artist.

Instagram Live: Archéologies sonores

Vendredi, 19 Février, 4pm GMT

Performance radiophonique live par ABDELLAH HASSAK en conversation avec les artistes GHASSAN EL HAKIM, initiateur de Cabaret Cheikhat, et OTHMANE EL KHELOUFI compositeur, saxophoniste et metteur en scène. Traduction par MOUNA GUIDIRI.

“Se tourner vers une histoire du son nous permet de ‘décentraliser’ l’histoire. Si l’histoire politique nous dirige vers les centres formels du pouvoir (les capitales, les cours royales, les parlements, les palais), l’histoire du son nous amène à la rencontre de lieux variés, à la fois étranges et merveilleux. L’histoire politique est centripète, celle du son centrifuge.”

– David Hendy, auteur de la série radio documentaire de BBC Rumeur, une histoire humaine du son et de l’écoute.

Archéologies sonores est une invitation à expérimenter les multiples capacités de l’enregistrement sonore à reconstruire et recomposer les récits historiques des territoires, des expériences, ou encore des politiques. Proposé et animé par Abdellah M. Hassak, cette conversation spontanée, activée par une session d’écoute d’archives sonores, propose de rendre le passé, a travers une approche non conventionnelle. Un vinyle, une voix, une chanson, un rythme, ou un archive sonore peuvent être écoutés et débattus à partir de leur contexte socio-politique et de leur processus de production. Qu’est ce que les vinyles du passé nous racontent ? Comment expliquent-ils des événements importants de l’histoire marocaine ?

La conversation, diffusée en streaming a partir du LE 18 a Marrakech, abordera aussi les influences réciproques entre les vinyles et les transformations sociologiques, historiques et anthropologiques du Maroc.

Regardez sur Instagram

Emo de Medeiros, Handroid City. Courtesy the artist.

Screening | Handroid City

Dimanche, 21 Février, 3pm GMT

Filmée au Nigéria, au Bénin, en Tanzanie, au Brésil et en Chine, par l’artiste EMO DE MEDEIROS, Handroid City interroge la façon dont la technologie du téléphone mobile chorégraphie la vie contemporaine via une série de gros plans sur des mains humaines utilisant, réparant ou vendant des téléphones. Des montages d’images captées par drone mettent en évidence l’homogénéisation de l’espace urbain déclenchée par le capitalisme technologique. Pensée au départ comme un triptyque, cette projection et présentation unique est un mélange de 500 clips vidéo qui composent l’œuvre originale.

Regardez sur YouTube

 

Matson Collection, Library of Congress. Courtesy of Rachel Dedman, Radio Earth Waves.

Webinar | Resounding Waves: on the making of sonic solidarities through radio

Mercredi, 24 Février, 6pm GMT

Anglais

Conversation performative entre YASMINA REGGAD et RACHEL DEDMAN. A partir de leurs projets de recherche respectifs, Radio Earth Hold et we dreamt of utopia and we woke up screaming, dans cette conversation Rachel Dedman et Yasmina Reggad explorent à travers différentes régions et luttes de libération, la formation de mouvements et manifestations de solidarité, portés par la radio, le son, l’acoustique et l’acousmatique en Palestine, en Algérie et au delà.

Ahmed Bouanani, Stills from “Les quatre sources”, 1977. Courtesy of artist and LE 18.

Webinar | An Oral Gaze: Between Bouanani and Sembene

Vendredi, 26 Février, 6pm GMT

Français et anglais

Conversation entre TOUDA BOUANANI et SAMBA GADJIGO, modérée par NADIR BOUHMOUCH. Réunissant l’artiste Touda Bouanani et le cinéaste / chercheur en cinéma Samba Gadjigo, cette conversation se situe à l’intersection entre le cinéma africain et les arts oraux populaires qui l’ont parfois inspiré. En mettant l’accent sur Ousmane Sembene et Ahmed Bouanani, la discussion portera sur la manière dont les arts oraux ont éclairé ou influencé les travaux des pionniers du cinéma africain qui cherchaient à “décoloniser le regard”.

En effet, si Sembene a vu dans le cinéaste un “Griot”, Bouanani y aurait vu un “Amdiaz”. A ce titre, nous partirons de la récente sortie du livre La septième porte : Une histoire du cinéma au Maroc pour aborder la manière dont les cultures, les histoires et les arts indigènes ont contribué à créer un cinéma africain qui remet en question les codes et l’esthétique occidentaux.

 

Aude Mgba, My Learning is Affected by the Condition of my life. Courtesy the artist.

Making and Unmaking Art Schools from the Nineteenth Century to the Present

Samedi, 27 Février, 2pm GMT

Français et anglais

Conversation entre Aude Christel Mgba, Nadine Atallah, moderee par Francesca Masoero. Dans cette conversation, guidée par les recherches des commissaires et historiennes de l’art AUDE MGBA et NADINE ATALLAH, nous explorerons l’histoire de l’apparition, la disparition et de la refonte des formations artistiques et institutions dédiés, sur le continent africain. À travers un parcours historique allant des formes de transmission précoloniales aux infrastructures coloniales et postcoloniales de la production de connaissance et artistique, la conversation examinera la manière dont les artistes, les collectifs et les mouvements ont évolué avec les formes d’éducation institutionnelles dominantes. D’autre part, en explorant la manière dont certains de ces acteurs ont tenté de recréer des modes d’apprentissage en les fondant sur des processus et des espaces de production de connaissances vernaculaires, nous tenterons de réfléchir aux futurs de l’éducation artistique.